Nos balades à vélo
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Le Vélo est un Véhicule Emprunt de Liberté Optimale

  
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Le vélo permet à un enfant de devenir adulte et à un adulte de devenir enfant   Claude Marthaler

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une fois en chemin, tout se simplifie   Alexandra David Neel

Texte à méditer :   "les voyages à vélo, c'est comme être une cuillère dans un café, elle est imbibée de café"   Marc
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Même un chemin de mille lieues commence par un pas   Proverbe Japonais

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C'est parce que le vélo est un remarquable engin de perception du monde que le cyclotourisme est une source d'enrichissement perpétuel.   Jacques Vicart

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Peu importe la lenteur de ta course. Tu seras toujours plus rapide que ceux qui restent sur le divan.   Inconnu

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Si vous pensez que l'aventure est dangereuse. Je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle   Paulo Coelho

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Le vélo est un jeu d'enfant qui dure longtemps   Eric Fottorino

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Un cyclotouriste n'a pas de palmares, il n'a que des souvenirs.   Jean Taboureau

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Juché sur une simple bicyclette, vous aurez vite l'impression de rouler sur l'échine de la terre.   Pierre Sansot

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Un cyclotouriste n'a pas de palmares, il n'a que des souvenirs.   Jean Taboureau

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Du dimanche 6 septembre 2015 au … en Europe

Dimanche 6 septembre

4h00 du mat : debout, 4h30 arrivée à l'aéroport, 5h emballement des bagages (vélos et sacoches dans un grand carton) refusé. 5H30 bagages refaits, 5h45 voiture posée chez mon frère Vincent, 5h50 boum badaboum, écorchures diverses genou droit Martine (évidemment c'est jamais Marc qui tombe…), 6h00 arrivée aéroport en boîtant et en catastrophe car 6h30 avion décolle !

Ouf les « vacances » commencent !

En effet à 8h45 déjà, nous voilà à St Jacques de Compostelle brrr il ne fait pas bien chaud.

Marc remonte les vélos en une vitesse record (Martine ne s'est toujours pas formée à la mécanique et puis, bon elle a mal au genou!!)

Le camping est à 8km donc nous voici parti sur les route d'Espagne. On monte la tente on mange les bons biscuits offerts par Sam et famille à leur retour de vacances puis sieste… et piscine !

L'après midi, la visite de St Jacques est agréable, la ville est belle et intéressante, quoique un peu versée « pélerins » mais on n'a encore rien vu !

Lundi 7 septembre, de St Jacques de Compostelle à Azua, 45km à 14 km/h

Grasse mat jusqu'à 8h 30, premier pti déj froid (attendez vous allez comprendre..) devant la tente, tout replier et on surtout départ pour la poste car nous avions envoyé un colis en poste restante (bonbonne de gaz pour notre réchaud, ce ci expliquant cela) et une petite gâterie que Martine avait glissé dans le carton pour une sympathique surprise !

La surprise fut totale mais pas sympathique du tout : postiers aggressifs et colis perdus quelque part entre La Roche sur Foron et St Jacques..Merci Collissimo ! Donc passage obligé par un de ces immenses Carrefour dont nous avons en principe horreur. Mais ouf le prochain pti déj sera agrémenté d'un thé chaud.

Ce n'est que vers 11h30 que l'on démarre le voyage « Ah enfin je me sens en vacances ! On est tous les deux sur nos vélos chargés comme un 5 tonnes et sans savoir où on va manger ni dormir ces 3 prochaines semaines. » Ce que l'on sait c'est que l'on va à l'Est et Martine avec sa boussole intégrée au vélo et Marc avec son GPS vont pouvoir se disputer sur la route à prendre pour aller ..à l'Est.

Monter, descendre, monter, descendre on se croirait en ski de piste. Ouf, les montées deviennent de plus en plus raides, c'est de la rando là. Dernière montée pour atteindre Azua, ouf celle là elle était pas mal.. ! Et on redescend vers une jolie auberge avec un jardi pour les tentes. Sinon, des pélerins à la pelle !

Marc : « on se croirait en Normandie »

Mardi 8 septembre, de Azua à Ventas de Narone, 40km à 10km/h ! Dénivelé de

Il nous manque toujours un « boligrafo » perso, on l'emprunte aux aubergistes (pour info, en principe, le soir, après douche et campement terminé, on va manger dans le bistrot le plus proche et on profite pour écrire notre journée, d'où toutes ces informations passionnantes que vous êtes en train de lire!). Par contre, on est toujours cerné de pélerins, certains sont très sympas, d'autres moins, comme dans la vie quoi !

Alors cette étape : debout 7h, normal c'est les vacances !. Départ 9h ouille ça grimpe, ouille ouille ouille on m'avait pas dit que l'Espagne ...ouille ça grimpe tellement qu'il est impossible de pédaler, donc on descend du vélo et on pousse et comme ils sont tout léger, ça se passe bien !!! Après plus de 3 heures sur la nationale, très large avec une large bande sur les côtés pour les cyclistes, mais tout de même avec des camions et surtout un soleil de plomb, nous nous décidons pour emprunter le chemin des pèlerins, mais évidemment à contre-sens d'eux (ouh ils apprécient pas tous, malgré nos grands sourires) mais bon le chemin il monte aussi et du coup avec les cailloux...pareil faut descendre du vélo...bon, on remonte sur la route. Mais boum badaboum nouvelle chute de...devinez qui...en pleine montée, 2ème genou égratigné. !

Sinon, joli pic nic dans un chemin de traverse, à l'ombre et sans le passage incessant des pélerins « Buon camino »

Les prochaines étapes ont l'air sportives..d'ailleurs « ok pour ce voyage, je suis d'accord avec tout le monde, nos vacances, elles sont sportives ! » Et du coup Marc qui a enfin compris que pour garder le moral de la troupe un peu de douceur était nécessaire, est d'accord pour passer une nuit dans un bon lit et nous passons la nuit dans une pension !

Marc : « on se croirait en Normandie »

Mercredi 9 septembre, de Ventas de Narone à Tira Castela, Tria Castela, 59,4km à 13,6 de moyenne Dénivelé de 1198 m

Boligrafo c'est fait.

Début de la journée : toute belle descente ..mais évidemment juste après ça remonte et on continue à monter, descendre, monter, descendre, c'en est quasi drôle ! Martine qui est de meilleure humeur qu'hier retrouve son humour et redit maintes fois le même gag : « Vamos à Samos » oui, parce que la prochaine étape est Samos. Si on sait pas ça, on comprend pas le « gag » ! Mais en plus du gag, la ville de Samos est très jolie avec une belle abbaye.

Aujourd’hui un peu de vent et même un peu froid. Joli pic nic à la montage avec une belle vue sur tous les sommets alentours. Nous sommes toujours entre 400 et 600 m d'altitude et la pluie nous a évité.

Stop vers 16h30, car la montée à venir semble superbement dure et extrêmement longue ….

Plusieurs pelegrinos font demi tour, il y a un feu de forêt à moins de 700 m de l'auberge où nous avons pu planter notre tente.

Jeudi 10 septembre, de Tria Castella à Villamartin de la Abadias, 75km, 1308 m de dénivelé

8h du mat, la journée commence tout fort par une belle montée du 8km dont 5 à 7 %. Marc part devant, Martine sue derrière et tout à coup, à 1km du sommet, elle voit son beau Superman qui redescend sans ses bagages pour aider sa belle. Ouf on arrive en haut et nous nous offrons un bon petit déj. La descente est toute tranquille avec une vue magnifique, des petits villages de rêve : toits de chaumes, murs en pierres plates dans les tons or brun. Pour le pic nic et la sieste de 13h on est encore à 1000m d'altitude. La descente continue sur environ 20km de petites routes dans un magnifiques paysages. Nous nous régalons ! C'est ça le voyage à vélo, des traversées de paysages à vitesse réduite et en s'arrêtant quand et où l'on a envie pour admirer, observer, rêver. Retour à la plaine où nous arrivons dans un paysage de vignes ...en pleine vendanges.

Quel magnifique voyage, jusqu'à présent, les routes sont magnifiques et quasi sans voiture ! Le rêve éveillé de tout cyclo-voyageur !

Une photo qui devrait faire rire nos petits enfants encore quelques années. Malgré son nom, le village est effectivement très beau !

Et pour finir cette belle journée nous trouvons un joli camping au fin fond d'un bled paumé...ce que nous aimons !

Vendredi 11 septembre. De Villamartin à Santo Colombo de Samosa, 60 km et 1445 m de dénivelé.

« Dire que j'ai râlé comme quoi le col de la Colombière c'était trop dur » !!!! Effectivement ce fut une journée de grimpe, plus de 1400m avec une dizaine de passages à plus de 10 % !

Marc réfléchis « Aie..si je veux qu'elle arrive en haut, faut que je trouve un truc qui l'a mette super en colère, et si elle a bien la rage elle pourra le faire, sinon.. . Faut que je trouve une sâle remarque bien macho.. » Eh non, pas eu besoin, c'était tellement dur que la rage est venue tout seule et avec quelques gros jurons, elle a réussi à franchir « cette sale pente de ….. »

Après cette montée nous étions d'accord, nous sommes prêts pour un tour du monde !

Sinon la journée avait commencé tranquilou, avec un passage dans un mag de sport, car on a un peu froid et Marc a oublié sa polaire à Evires et Martine a perdu la sienne en route. Puis dans la montée, rencontre du 3ème type, « Horst » un allemand qui venait de descendre ce que nous allions monter et qui nous a fait un brin de causette en nous expliquant que oui ça allait monter, mais qu'en haut c'était magique, et que la descente qui allait suivre était pleine de beaux coins, avec campings etc..Il était pas pressé de nous laisser partir.. Et effectivement c'est juste après que ça c'est corsé : impossible pour Martine qui a donc préféré descendre du vélo et le pousser, mais il fait tout de même, avec tous les bagages, plus de 30kg..c'est là le coup de rage avec les jurons !

La descente était très belle, avec un camping tellement sympa tendu par un jeune couple et qui nous ont fait un repas délicieux. On s'est régalé ..et on avait bien faim

Samedi 12 septembre, de Santa Colombo de Samosa à Villamagnana. 70Km et que 422 m de dénivelé, des vacances pour nos cuissots !

Ce matin on a continué notre belle descente sur Ponferrada et son superbe château. Petit déj et visite de Ponferrada. Visite du Palais et musée de Gaudi. L'extérieur est incroyable, on dirait du Walt Disney. L'étape a continué tout droit, tout plat et sans pèlerins : grand changement car nous avons passé une semaine à en croiser des dizaines partout, alors que nous sommes sur la route et eux sur leurs chemins…

Belle étape, belle ballade. Par contre dommage le camping de Villamagnana est sâle, désagréable et….vivement le départ !

Dimanche 13 septembre de Villamagnana à Carillon de los Condes, 109 km avec 813 m de dénivelé.

Bof, départ sous la pluie d'un camping sâle. Ciel chargé, vent du sud-ouest à ouest, assez fort. On est au milieu d'un plateau ne comportant que des montées et des descentes et sans beaucoup de choses à observer, si ce n'est des caves troglodytes où le vin se garde au frais et où l'on s'invite pour boire des verres et discuter (une activité très prisée en Espagne qui est vraiment un pays avec une vie sociale incroyable).

Pffff...crevaison pneu arrière du vélo de Martine, sous une pluie battante. Heureusement on croise un abribus qui..nous abrite. Le pneu a créé un plat et impossible de bien recentrer le pneu. On redémonte, on savonne le bord du pneu, on remonte, ouf ça va mieux mais il est déjà 17h30 et on a encore environ 45km à effectuer. Heureusement, le vent est toujours là et avec des pointes à plus de 30km/h il nous aide bien. On a mis 2h30 pour faire ces 45 km. Pas de camping mais une sorte de couvent tenu par des sœurs. Repas frugal, petit déj itou, mais on était très fatigué et pas le courage d'aller voir en ville s'il y avait mieux.

Par contre, toujours quasi pas de voiture, des routes en très bon état avec la plupart du temps une large bande de plus d’un mètre de large sur chaque chaussée. On se sent en sécurité et les quelques conducteurs rencontrés font montre d'un grand respect. Fabuleux ces espagnols.

Lundi 14 septembre, de Carillon de los Condes à La Nuez de Arita, 84km et 950m de dénivelé.

Nuit sous un crucifix et des lumières de secours ou d'alerte. Au départ du couvent, Martine a droit à la bise de la mère supérieure.

Belle étape, mais sportive. Toujours de magnifiques routes sans voiture, sans pélerins non plus. Vol d'un gyapète barbu juste au-dessus de nous (heureusement cette année nous avons pris une petite paire de jumelles) et des paysages tellement colorés que Martine est persuadées qu'ils sont l'oeuvre d'un artiste génial. Les chemins, la terre, les champs tout est rouge, noir, ocre, doré.. Et pourtant dans ce décor artistique, nous ne verrons personne. Des heures durant, nous serons là les deux au milieu de ce désert.

« On en a beaucoup vu en Hollande, mais là c'est une forêt » « Oui ça modifie un paysage, mais on ne peut vraiment pas dire que ça l'enlaidit » De quoi parle-t-on ? Des éoliennes ! En effet, toutes ces éoliennes agrémentent le paysage, lui donne un petit air futuriste, un peu fou.

Arrivés dans le seul bled croisé, il est 16h, on s'arrêterait bien, mais on s'attendait à un camping, un garage pour acheter une carte etc. On trouve une pancarte annonçant une auberge..ça a l'air fermé. Finalement on nous ouvre, il y a une chambre, mais il faut la préparer et donc revenir dans une heure.. Une heure ? Mais qu'est-ce qu'on va faire pendant une heure, on commence par le tour du « village », 10 minutes montre en mains...et un pti vent...brrr...vivement que ça ouvre.

Mardi 15 septembre, de la Nuez de Avita à Tespaderne, 60km et 785 m de dénivelé.

Il pleut, il vente, il y a des rafales, nos vélos pourtant chargés, font des écarts sur la route...mais comme d'hab, il n'y a personne sur les routes. Etape montagne, étape très belle avec toujours beaucoup d'éoliennes, une belle terre rouge, des arbres verts et...au-dessus de nos têtes 8 majestueux vautours, puis plus bas 2 autres. On les observe un bon moment. On repart et on tombe sur un camping, vu qu'il n'y a plus de village avant une cinquantaine de kilomètres, on s'arrête et du coup on se fait une bonne pause.

Mercredi 16 septembre, de Tespaderne à Vittoria-Guttierez, 84km, 1398 m de dénivelé...ah, c'est fini les vacances !

Départ sous la pluie. Belle route le long d'une rivière passant dans des défilés, des gorges, des forêts. Avec le soleil ça aurait été encore plus beau...A nouveau des vautours au dessus de nos têtes, puis un autre rapace, encore plus imposant avec des ailes en formes de W (comme Batman( et des longs doigts. A 13h arrêt dans un petit lieu idyllique (chute d'eau, arbustes avec tables et bancs), mais la pluie arrive, puis le vent, puis le froid..pas possible d'en profiter, donc on repart. La route monte puis descend puis remonte etc.. mais le soleil arrive. Tout à coup on se retrouve à un croisement d'autoroutes...pas vues venir celles là..en plus on avait bien suivi un panneau annonçant une route pour Vittoria.. On s'arrête, on réfléchit, on cherche..sur la carte, le GPS etc. Un cycliste arrive et nous assure que oui c'est juste et qu'on n'a pas le choix, il y a des travaux donc il faut passer par là. Devant nos airs dubitatifs (nous discutons en espagnol, donc on s'est peut être mal compris : )), il nous dit je vais aussi à Vittoria, je vous accompagne. Donc nous le suivons en traversant des autoroutes, des routes, des chemins, des chantiers, des champs etc..Impossible à trouver sans lui devant qui nous sourit et nous raconte plein d'histoires. Gracias Senor.

Arrivée à Vittoria, retour en ville. C'est toujours compliqué en ville, mais il faut bien aussi connaître la vie citadine des pays que nous traversons ! Nous sommes toujours à 600 m d'altitude, le paysage est plus montagneux, moins typique espagnol et plus comme chez nous. Nous sommes en Pays Basque.

Jeudi 17 septembre, de Vittoria à Itxasp (Deba) 80km, 1169m

Début difficile, il pleut Martine a les intestins qui débloquent et la roue arrière complètement dégonflée ou crevée. Nous décidons d'aller dans un camping près de l'océan à environ 80km, du coup nous sommes super motivés. L''étape semble facile..enfin, il a fallu attendre le 12ème jour pour se balader. Magnifique descente sur l'océan, piste cyclable et voie verte, magnifique. Honte à nos 2 pays qui n'ont toujours pas réussi à créer des pistes cyclables aussi longues et sécurisées.

Par contre l'arrivée au magnifique camping est tardive et difficile : 200 mètres de montées avec des voitures et surtout des camions !

Contents d'arriver enfin près de l'océan où les températures sont plus clémentes, 12 degré ce matin avec tout le monde en veste d'hiver, contre 17 ce soir et à nouveau tee-shirt et quelques surfers dans l'océan.

Vendredi 18 septembre, repos des sportifs. Le camping est superbe, et la vue sur l'océan est grandiose. Nous y restons 2 jours. Deux jours de repos, avec piscine, cafés, lessive et enfin une belle ballade à pieds jusqu'au village de Deba, le long d'un GR. Puis, repas à la tente avec cette vue magnifique. Nous avons rencontré un couple de français très sympa avec lequel nous avons fini la journée à parler de montagne, Espagne et randos.

Samedi 19 septembre, 86km, 1438m de dénivelé. De Itxasp à Hondarribia

Grand soleil, et début avec vue sur la mer, grandiose. Seul souci, le pneu arrière de Martine se dégonfle toujours. Les conditions deviennent difficiles : montées et descentes sur une nationale pleine de voitures, on voit des pistes cyclables que l'on prend et que l'on perd aussi tôt. Plusieurs belles stations balnéaires comme Zumsala, Gétavia etc Puis on se retrouve à la montagne, pas très haute, mais ça monte et ça descend…

Dimanche 20 septembre de Hondarribia à Ondres, 71km, 1000m de dénivelé

Attendu en vain un bac qui devait nous faire traverser de l'Espagne à Hendaye (France). Donc, étape de montagne avec St Jean de Luz puis Biarritz et enfin un peu de plat jusqu'à Bayonne. Ouf ça fait du bien ce plat. Forêts de pins et donc nous avons passer la frontière sans le savoir.

Midi sur la plage, il fait beau, il fait chaud.

Lundi 21 septembre, 110km 1090 de dénivelé De Ondres à Mimizan

Si on veut, on peut dire que c'était l'étape la plus facile. En effet, on a cru que c'était plat..bon quand on voit le dénivelé...c'était pas si plat. Etape de forêts de pins et de dunes. Pic nic de midi en pleine forêt. Arrêt dans un atelier vélo pour essayer de réparer le passage du petit plateau du vélo de Martine, mais sans succès (cette année, ce vélo nous a posé beaucoup de problème). A Mimizan, après 94km, on a tourniqué entre les 3 campings du bled, qui étaient tous fermés, c'est déjà la fin de la saison ici. On continue donc, il n'y a que ça à faire… et on tombe sur un camping ouvert à l'année, avec une cuisinière qui adoooore faire à manger et un jeune cycliste bien sympa et en pleine forme. Nous passons la nuit à 2 m de hauteur dans une cahute, très sympa ce camping et son nouveau propriétaire est très accueillant.

Mardi 22 septembre, 68km, dénivelé 982m De Mimizan à la dune du Pilat.

Pluie et vent dès le matin, mais pas de cape, car petite pluie. Midi nous mangeons au restaurant car ça caille et ça mouille. Toujours et encore des forêts de pin, mais un peu plus belle, car naturelle. Arrivés sous la pluie au camping du Pilat et donc, ascension de la dune du même non (à pied...pas à vélo)

Mercredi 23 septembre, Le Pilat à Maubuisson, 80km, 1166 de dénivelé

10km entre la dune du Pilat et un débarcadère où nous avons pris un bateau afin de gagner environ 50 à 60km (tour de la baie d'Arcachon) et atteindre le Cap Ferré. Direction le nord. On a rattrapé la Eurovélo 1. Peu de monde. La forêt est sauvage, les pistes cyclables sont très belles mais sont très abimées par les racines. Elles seraient en gravier ce serait moins dur à entretenir. Repas de midi face à la mer et rencontre de surfers qui nous ont dit que l'océan c'était de l'arnaque car s'il y avait de belles vagues, elles étaient trop rapprochées, moins de 10 secondes et donc trop dur pour le surf (!!!) Belle mer avec de magnifiques vagues selon nous. L'après midi est plus difficile, nous sommes un peu fatigués et nous nous arrêtons à 18h

Jeudi 24 septembre, 70km, 500m de dénivelé. De Maubuisson à la Pointe de la Grave et Royans.

Début difficile puis la forme revient..ou, c'est plutôt les cheveaux qui sentent l'écurie. 18Km/h avec des petites haltes. Le repas de midi se fait face au bac qui va nous emmener à Royans. Faits quelques infidélités à l'Eurovélo en coupant par des routes et en lâchant les forêts de pins…

Le bac, sympa, facile, pas cher..tout le contraire de celui d'Arcachon. Un petit tour dans le port de Royans où Marc a été très déçu car les vieux gréments (les Requins) qu'il rêvait de montrer à sa belle avaient tous disparût (doux souvenir des années..70 tout de même), Nous prenons le train jusuq'à Rochefort où nous attend notre ami Bruno. Super soirée avec lui et ses fistons. Nazmie est en Autriche. Couchés à minuit 30 et debout à 5h du matin, notre train partant pour la Rochelle, puis Nantes, puis Rennes, puis enfin Saint Malo. Combien de trains depuis hier soir ? Pour ceux qui suivent cela fait 6 correspondances. Bruno nous a proposé un pti déjà et nous a accompagné à la gare...trop fort ce Bruno. Merci ami.

Du vendredi 25 septembre au lundi 29 septembre, nous avons fêté le mariage de Francis et sa Martine à St Jacut de la Mer. Magnifique fête pour un si joli et sympathique couple !

Mardi 30 septembre, de St Jacut à Plaimpol, 104km, 1200 de dénivelé

Beaucoup de départementales avec camions et carrefours ! Pffffff pas drôle. Par contre on apprend que la sœur de Marc Chantal et son mari Alain sont également dans la région. Nous les appelons et nous fonçons à Paimpol car nous avons prévu de manger ensemble. Nous arrivons vers les 19h, ils nous aident pour le campement et à 19h30, nous nous retrouvons devant un apéro puis soupons avec des amis.

Mercredi 1er octobre, de Paimpol à Lanion, 90km 1260m de dénivelé

Belle étape, sans camions. Avons longé la côte avec de magnifiques rochers, ports, voiliers etc.

Nous nous régalons et tombant amoureux de cette partie de la Bretagne. C'est magnifique, nous rêvons de maisons au milieu de la mer, de voiliers, de bateaux habitables, etc A Lanion, nous trouvons un camping, sa propriétaire appelée par téléphone, nous dit qu'il est fermé mais qu'on peut y passer la nuit, gratuitement. Sympa !

Jeudi 2 octobre Lanion- Nantes par le train

A Nantes, nous trouvons un hôtel avec des gens charmants, de la place pour nos vélos et tout ça à 2 pas de la gare, à l' »Hôtel de la Gare ». Nous finissons la journée par une petite sieste, un bon restau et une visite de la ville avec comme seul Géants de Nantes, l'Elephant. Cette ville nous plait beaucoup.

Vendredi 3 octobre, retour en train jusqu'à Bellegarde. A Bellegarde des travaux sur la voie font qu'il n'y a plus de train pour Genève. Un téléphone à notre ami Stéphane. Il vient nous chercher. Un tout grand merci à lui.

Du dimanche 6 septembre 2015 au … en Europe

Dimanche 6 septembre

4h00 du mat : debout, 4h30 arrivée à l'aéroport, 5h emballement des bagages (vélos et sacoches dans un grand carton) refusé. 5H30 bagages refaits, 5h45 voiture posée chez mon frère Vincent, 5h50 boum badaboum, écorchures diverses genou droit Martine (évidemment c'est jamais Marc qui tombe…), 6h00 arrivée aéroport en boîtant et en catastrophe car 6h30 avion décolle !

Ouf les « vacances » commencent !

En effet à 8h45 déjà, nous voilà à St Jacques de Compostelle brrr il ne fait pas bien chaud.

Marc remonte les vélos en une vitesse record (Martine ne s'est toujours pas formée à la mécanique et puis, bon elle a mal au genou!!)

Le camping est à 8km donc nous voici parti sur les route d'Espagne. On monte la tente on mange les bons biscuits offerts par Sam et famille à leur retour de vacances puis sieste… et piscine !

L'après midi, la visite de St Jacques est agréable, la ville est belle et intéressante, quoique un peu versée « pélerins » mais on n'a encore rien vu !

Lundi 7 septembre, de St Jacques de Compostelle à Azua, 45km à 14 km/h

Grasse mat jusqu'à 8h 30, premier pti déj froid (attendez vous allez comprendre..) devant la tente, tout replier et on surtout départ pour la poste car nous avions envoyé un colis en poste restante (bonbonne de gaz pour notre réchaud, ce ci expliquant cela) et une petite gâterie que Martine avait glissé dans le carton pour une sympathique surprise !

La surprise fut totale mais pas sympathique du tout : postiers aggressifs et colis perdus quelque part entre La Roche sur Foron et St Jacques..Merci Collissimo ! Donc passage obligé par un de ces immenses Carrefour dont nous avons en principe horreur. Mais ouf le prochain pti déj sera agrémenté d'un thé chaud.

Ce n'est que vers 11h30 que l'on démarre le voyage « Ah enfin je me sens en vacances ! On est tous les deux sur nos vélos chargés comme un 5 tonnes et sans savoir où on va manger ni dormir ces 3 prochaines semaines. » Ce que l'on sait c'est que l'on va à l'Est et Martine avec sa boussole intégrée au vélo et Marc avec son GPS vont pouvoir se disputer sur la route à prendre pour aller ..à l'Est.

Monter, descendre, monter, descendre on se croirait en ski de piste. Ouf, les montées deviennent de plus en plus raides, c'est de la rando là. Dernière montée pour atteindre Azua, ouf celle là elle était pas mal.. ! Et on redescend vers une jolie auberge avec un jardi pour les tentes. Sinon, des pélerins à la pelle !

Marc : « on se croirait en Normandie »

Mardi 8 septembre, de Azua à Ventas de Narone, 40km à 10km/h ! Dénivelé de

Il nous manque toujours un « boligrafo » perso, on l'emprunte aux aubergistes (pour info, en principe, le soir, après douche et campement terminé, on va manger dans le bistrot le plus proche et on profite pour écrire notre journée, d'où toutes ces informations passionnantes que vous êtes en train de lire!). Par contre, on est toujours cerné de pélerins, certains sont très sympas, d'autres moins, comme dans la vie quoi !

Alors cette étape : debout 7h, normal c'est les vacances !. Départ 9h ouille ça grimpe, ouille ouille ouille on m'avait pas dit que l'Espagne ...ouille ça grimpe tellement qu'il est impossible de pédaler, donc on descend du vélo et on pousse et comme ils sont tout léger, ça se passe bien !!! Après plus de 3 heures sur la nationale, très large avec une large bande sur les côtés pour les cyclistes, mais tout de même avec des camions et surtout un soleil de plomb, nous nous décidons pour emprunter le chemin des pèlerins, mais évidemment à contre-sens d'eux (ouh ils apprécient pas tous, malgré nos grands sourires) mais bon le chemin il monte aussi et du coup avec les cailloux...pareil faut descendre du vélo...bon, on remonte sur la route. Mais boum badaboum nouvelle chute de...devinez qui...en pleine montée, 2ème genou égratigné. !

Sinon, joli pic nic dans un chemin de traverse, à l'ombre et sans le passage incessant des pélerins « Buon camino »

Les prochaines étapes ont l'air sportives..d'ailleurs « ok pour ce voyage, je suis d'accord avec tout le monde, nos vacances, elles sont sportives ! » Et du coup Marc qui a enfin compris que pour garder le moral de la troupe un peu de douceur était nécessaire, est d'accord pour passer une nuit dans un bon lit et nous passons la nuit dans une pension !

Marc : « on se croirait en Normandie »

Mercredi 9 septembre, de Ventas de Narone à Tira Castela, Tria Castela, 59,4km à 13,6 de moyenne Dénivelé de 1198 m

Boligrafo c'est fait.

Début de la journée : toute belle descente ..mais évidemment juste après ça remonte et on continue à monter, descendre, monter, descendre, c'en est quasi drôle ! Martine qui est de meilleure humeur qu'hier retrouve son humour et redit maintes fois le même gag : « Vamos à Samos » oui, parce que la prochaine étape est Samos. Si on sait pas ça, on comprend pas le « gag » ! Mais en plus du gag, la ville de Samos est très jolie avec une belle abbaye.

Aujourd’hui un peu de vent et même un peu froid. Joli pic nic à la montage avec une belle vue sur tous les sommets alentours. Nous sommes toujours entre 400 et 600 m d'altitude et la pluie nous a évité.

Stop vers 16h30, car la montée à venir semble superbement dure et extrêmement longue ….

Plusieurs pelegrinos font demi tour, il y a un feu de forêt à moins de 700 m de l'auberge où nous avons pu planter notre tente.

Jeudi 10 septembre, de Tria Castella à Villamartin de la Abadias, 75km, 1308 m de dénivelé

8h du mat, la journée commence tout fort par une belle montée du 8km dont 5 à 7 %. Marc part devant, Martine sue derrière et tout à coup, à 1km du sommet, elle voit son beau Superman qui redescend sans ses bagages pour aider sa belle. Ouf on arrive en haut et nous nous offrons un bon petit déj. La descente est toute tranquille avec une vue magnifique, des petits villages de rêve : toits de chaumes, murs en pierres plates dans les tons or brun. Pour le pic nic et la sieste de 13h on est encore à 1000m d'altitude. La descente continue sur environ 20km de petites routes dans un magnifiques paysages. Nous nous régalons ! C'est ça le voyage à vélo, des traversées de paysages à vitesse réduite et en s'arrêtant quand et où l'on a envie pour admirer, observer, rêver. Retour à la plaine où nous arrivons dans un paysage de vignes ...en pleine vendanges.

Quel magnifique voyage, jusqu'à présent, les routes sont magnifiques et quasi sans voiture ! Le rêve éveillé de tout cyclo-voyageur !

Une photo qui devrait faire rire nos petits enfants encore quelques années. Malgré son nom, le village est effectivement très beau !

Et pour finir cette belle journée nous trouvons un joli camping au fin fond d'un bled paumé...ce que nous aimons !

Vendredi 11 septembre. De Villamartin à Santo Colombo de Samosa, 60 km et 1445 m de dénivelé.

« Dire que j'ai râlé comme quoi le col de la Colombière c'était trop dur » !!!! Effectivement ce fut une journée de grimpe, plus de 1400m avec une dizaine de passages à plus de 10 % !

Marc réfléchis « Aie..si je veux qu'elle arrive en haut, faut que je trouve un truc qui l'a mette super en colère, et si elle a bien la rage elle pourra le faire, sinon.. . Faut que je trouve une sâle remarque bien macho.. » Eh non, pas eu besoin, c'était tellement dur que la rage est venue tout seule et avec quelques gros jurons, elle a réussi à franchir « cette sale pente de ….. »

Après cette montée nous étions d'accord, nous sommes prêts pour un tour du monde !

Sinon la journée avait commencé tranquilou, avec un passage dans un mag de sport, car on a un peu froid et Marc a oublié sa polaire à Evires et Martine a perdu la sienne en route. Puis dans la montée, rencontre du 3ème type, « Horst » un allemand qui venait de descendre ce que nous allions monter et qui nous a fait un brin de causette en nous expliquant que oui ça allait monter, mais qu'en haut c'était magique, et que la descente qui allait suivre était pleine de beaux coins, avec campings etc..Il était pas pressé de nous laisser partir.. Et effectivement c'est juste après que ça c'est corsé : impossible pour Martine qui a donc préféré descendre du vélo et le pousser, mais il fait tout de même, avec tous les bagages, plus de 30kg..c'est là le coup de rage avec les jurons !

La descente était très belle, avec un camping tellement sympa tendu par un jeune couple et qui nous ont fait un repas délicieux. On s'est régalé ..et on avait bien faim

Samedi 12 septembre, de Santa Colombo de Samosa à Villamagnana. 70Km et que 422 m de dénivelé, des vacances pour nos cuissots !

Ce matin on a continué notre belle descente sur Ponferrada et son superbe château. Petit déj et visite de Ponferrada. Visite du Palais et musée de Gaudi. L'extérieur est incroyable, on dirait du Walt Disney. L'étape a continué tout droit, tout plat et sans pèlerins : grand changement car nous avons passé une semaine à en croiser des dizaines partout, alors que nous sommes sur la route et eux sur leurs chemins…

Belle étape, belle ballade. Par contre dommage le camping de Villamagnana est sâle, désagréable et….vivement le départ !

Dimanche 13 septembre de Villamagnana à Carillon de los Condes, 109 km avec 813 m de dénivelé.

Bof, départ sous la pluie d'un camping sâle. Ciel chargé, vent du sud-ouest à ouest, assez fort. On est au milieu d'un plateau ne comportant que des montées et des descentes et sans beaucoup de choses à observer, si ce n'est des caves troglodytes où le vin se garde au frais et où l'on s'invite pour boire des verres et discuter (une activité très prisée en Espagne qui est vraiment un pays avec une vie sociale incroyable).

Pffff...crevaison pneu arrière du vélo de Martine, sous une pluie battante. Heureusement on croise un abribus qui..nous abrite. Le pneu a créé un plat et impossible de bien recentrer le pneu. On redémonte, on savonne le bord du pneu, on remonte, ouf ça va mieux mais il est déjà 17h30 et on a encore environ 45km à effectuer. Heureusement, le vent est toujours là et avec des pointes à plus de 30km/h il nous aide bien. On a mis 2h30 pour faire ces 45 km. Pas de camping mais une sorte de couvent tenu par des sœurs. Repas frugal, petit déj itou, mais on était très fatigué et pas le courage d'aller voir en ville s'il y avait mieux.

Par contre, toujours quasi pas de voiture, des routes en très bon état avec la plupart du temps une large bande de plus d’un mètre de large sur chaque chaussée. On se sent en sécurité et les quelques conducteurs rencontrés font montre d'un grand respect. Fabuleux ces espagnols.

Lundi 14 septembre, de Carillon de los Condes à La Nuez de Arita, 84km et 950m de dénivelé.

Nuit sous un crucifix et des lumières de secours ou d'alerte. Au départ du couvent, Martine a droit à la bise de la mère supérieure.

Belle étape, mais sportive. Toujours de magnifiques routes sans voiture, sans pélerins non plus. Vol d'un gyapète barbu juste au-dessus de nous (heureusement cette année nous avons pris une petite paire de jumelles) et des paysages tellement colorés que Martine est persuadées qu'ils sont l'oeuvre d'un artiste génial. Les chemins, la terre, les champs tout est rouge, noir, ocre, doré.. Et pourtant dans ce décor artistique, nous ne verrons personne. Des heures durant, nous serons là les deux au milieu de ce désert.

« On en a beaucoup vu en Hollande, mais là c'est une forêt » « Oui ça modifie un paysage, mais on ne peut vraiment pas dire que ça l'enlaidit » De quoi parle-t-on ? Des éoliennes ! En effet, toutes ces éoliennes agrémentent le paysage, lui donne un petit air futuriste, un peu fou.

Arrivés dans le seul bled croisé, il est 16h, on s'arrêterait bien, mais on s'attendait à un camping, un garage pour acheter une carte etc. On trouve une pancarte annonçant une auberge..ça a l'air fermé. Finalement on nous ouvre, il y a une chambre, mais il faut la préparer et donc revenir dans une heure.. Une heure ? Mais qu'est-ce qu'on va faire pendant une heure, on commence par le tour du « village », 10 minutes montre en mains...et un pti vent...brrr...vivement que ça ouvre.

Mardi 15 septembre, de la Nuez de Avita à Tespaderne, 60km et 785 m de dénivelé.

Il pleut, il vente, il y a des rafales, nos vélos pourtant chargés, font des écarts sur la route...mais comme d'hab, il n'y a personne sur les routes. Etape montagne, étape très belle avec toujours beaucoup d'éoliennes, une belle terre rouge, des arbres verts et...au-dessus de nos têtes 8 majestueux vautours, puis plus bas 2 autres. On les observe un bon moment. On repart et on tombe sur un camping, vu qu'il n'y a plus de village avant une cinquantaine de kilomètres, on s'arrête et du coup on se fait une bonne pause.

Mercredi 16 septembre, de Tespaderne à Vittoria-Guttierez, 84km, 1398 m de dénivelé...ah, c'est fini les vacances !

Départ sous la pluie. Belle route le long d'une rivière passant dans des défilés, des gorges, des forêts. Avec le soleil ça aurait été encore plus beau...A nouveau des vautours au dessus de nos têtes, puis un autre rapace, encore plus imposant avec des ailes en formes de W (comme Batman( et des longs doigts. A 13h arrêt dans un petit lieu idyllique (chute d'eau, arbustes avec tables et bancs), mais la pluie arrive, puis le vent, puis le froid..pas possible d'en profiter, donc on repart. La route monte puis descend puis remonte etc.. mais le soleil arrive. Tout à coup on se retrouve à un croisement d'autoroutes...pas vues venir celles là..en plus on avait bien suivi un panneau annonçant une route pour Vittoria.. On s'arrête, on réfléchit, on cherche..sur la carte, le GPS etc. Un cycliste arrive et nous assure que oui c'est juste et qu'on n'a pas le choix, il y a des travaux donc il faut passer par là. Devant nos airs dubitatifs (nous discutons en espagnol, donc on s'est peut être mal compris : )), il nous dit je vais aussi à Vittoria, je vous accompagne. Donc nous le suivons en traversant des autoroutes, des routes, des chemins, des chantiers, des champs etc..Impossible à trouver sans lui devant qui nous sourit et nous raconte plein d'histoires. Gracias Senor.

Arrivée à Vittoria, retour en ville. C'est toujours compliqué en ville, mais il faut bien aussi connaître la vie citadine des pays que nous traversons ! Nous sommes toujours à 600 m d'altitude, le paysage est plus montagneux, moins typique espagnol et plus comme chez nous. Nous sommes en Pays Basque.

Jeudi 17 septembre, de Vittoria à Itxasp (Deba) 80km, 1169m

Début difficile, il pleut Martine a les intestins qui débloquent et la roue arrière complètement dégonflée ou crevée. Nous décidons d'aller dans un camping près de l'océan à environ 80km, du coup nous sommes super motivés. L''étape semble facile..enfin, il a fallu attendre le 12ème jour pour se balader. Magnifique descente sur l'océan, piste cyclable et voie verte, magnifique. Honte à nos 2 pays qui n'ont toujours pas réussi à créer des pistes cyclables aussi longues et sécurisées.

Par contre l'arrivée au magnifique camping est tardive et difficile : 200 mètres de montées avec des voitures et surtout des camions !

Contents d'arriver enfin près de l'océan où les températures sont plus clémentes, 12 degré ce matin avec tout le monde en veste d'hiver, contre 17 ce soir et à nouveau tee-shirt et quelques surfers dans l'océan.

Vendredi 18 septembre, repos des sportifs. Le camping est superbe, et la vue sur l'océan est grandiose. Nous y restons 2 jours. Deux jours de repos, avec piscine, cafés, lessive et enfin une belle ballade à pieds jusqu'au village de Deba, le long d'un GR. Puis, repas à la tente avec cette vue magnifique. Nous avons rencontré un couple de français très sympa avec lequel nous avons fini la journée à parler de montagne, Espagne et randos.

Samedi 19 septembre, 86km, 1438m de dénivelé. De Itxasp à Hondarribia

Grand soleil, et début avec vue sur la mer, grandiose. Seul souci, le pneu arrière de Martine se dégonfle toujours. Les conditions deviennent difficiles : montées et descentes sur une nationale pleine de voitures, on voit des pistes cyclables que l'on prend et que l'on perd aussi tôt. Plusieurs belles stations balnéaires comme Zumsala, Gétavia etc Puis on se retrouve à la montagne, pas très haute, mais ça monte et ça descend…

Dimanche 20 septembre de Hondarribia à Ondres, 71km, 1000m de dénivelé

Attendu en vain un bac qui devait nous faire traverser de l'Espagne à Hendaye (France). Donc, étape de montagne avec St Jean de Luz puis Biarritz et enfin un peu de plat jusqu'à Bayonne. Ouf ça fait du bien ce plat. Forêts de pins et donc nous avons passer la frontière sans le savoir.

Midi sur la plage, il fait beau, il fait chaud.

Lundi 21 septembre, 110km 1090 de dénivelé De Ondres à Mimizan

Si on veut, on peut dire que c'était l'étape la plus facile. En effet, on a cru que c'était plat..bon quand on voit le dénivelé...c'était pas si plat. Etape de forêts de pins et de dunes. Pic nic de midi en pleine forêt. Arrêt dans un atelier vélo pour essayer de réparer le passage du petit plateau du vélo de Martine, mais sans succès (cette année, ce vélo nous a posé beaucoup de problème). A Mimizan, après 94km, on a tourniqué entre les 3 campings du bled, qui étaient tous fermés, c'est déjà la fin de la saison ici. On continue donc, il n'y a que ça à faire… et on tombe sur un camping ouvert à l'année, avec une cuisinière qui adoooore faire à manger et un jeune cycliste bien sympa et en pleine forme. Nous passons la nuit à 2 m de hauteur dans une cahute, très sympa ce camping et son nouveau propriétaire est très accueillant.

Mardi 22 septembre, 68km, dénivelé 982m De Mimizan à la dune du Pilat.

Pluie et vent dès le matin, mais pas de cape, car petite pluie. Midi nous mangeons au restaurant car ça caille et ça mouille. Toujours et encore des forêts de pin, mais un peu plus belle, car naturelle. Arrivés sous la pluie au camping du Pilat et donc, ascension de la dune du même non (à pied...pas à vélo)

Mercredi 23 septembre, Le Pilat à Maubuisson, 80km, 1166 de dénivelé

10km entre la dune du Pilat et un débarcadère où nous avons pris un bateau afin de gagner environ 50 à 60km (tour de la baie d'Arcachon) et atteindre le Cap Ferré. Direction le nord. On a rattrapé la Eurovélo 1. Peu de monde. La forêt est sauvage, les pistes cyclables sont très belles mais sont très abimées par les racines. Elles seraient en gravier ce serait moins dur à entretenir. Repas de midi face à la mer et rencontre de surfers qui nous ont dit que l'océan c'était de l'arnaque car s'il y avait de belles vagues, elles étaient trop rapprochées, moins de 10 secondes et donc trop dur pour le surf (!!!) Belle mer avec de magnifiques vagues selon nous. L'après midi est plus difficile, nous sommes un peu fatigués et nous nous arrêtons à 18h

Jeudi 24 septembre, 70km, 500m de dénivelé. De Maubuisson à la Pointe de la Grave et Royans.

Début difficile puis la forme revient..ou, c'est plutôt les cheveaux qui sentent l'écurie. 18Km/h avec des petites haltes. Le repas de midi se fait face au bac qui va nous emmener à Royans. Faits quelques infidélités à l'Eurovélo en coupant par des routes et en lâchant les forêts de pins…

Le bac, sympa, facile, pas cher..tout le contraire de celui d'Arcachon. Un petit tour dans le port de Royans où Marc a été très déçu car les vieux gréments (les Requins) qu'il rêvait de montrer à sa belle avaient tous disparût (doux souvenir des années..70 tout de même), Nous prenons le train jusuq'à Rochefort où nous attend notre ami Bruno. Super soirée avec lui et ses fistons. Nazmie est en Autriche. Couchés à minuit 30 et debout à 5h du matin, notre train partant pour la Rochelle, puis Nantes, puis Rennes, puis enfin Saint Malo. Combien de trains depuis hier soir ? Pour ceux qui suivent cela fait 6 correspondances. Bruno nous a proposé un pti déjà et nous a accompagné à la gare...trop fort ce Bruno. Merci ami.

Du vendredi 25 septembre au lundi 29 septembre, nous avons fêté le mariage de Francis et sa Martine à St Jacut de la Mer. Magnifique fête pour un si joli et sympathique couple !

Mardi 30 septembre, de St Jacut à Plaimpol, 104km, 1200 de dénivelé

Beaucoup de départementales avec camions et carrefours ! Pffffff pas drôle. Par contre on apprend que la sœur de Marc Chantal et son mari Alain sont également dans la région. Nous les appelons et nous fonçons à Paimpol car nous avons prévu de manger ensemble. Nous arrivons vers les 19h, ils nous aident pour le campement et à 19h30, nous nous retrouvons devant un apéro puis soupons avec des amis.

Mercredi 1er octobre, de Paimpol à Lanion, 90km 1260m de dénivelé

Belle étape, sans camions. Avons longé la côte avec de magnifiques rochers, ports, voiliers etc.

Nous nous régalons et tombant amoureux de cette partie de la Bretagne. C'est magnifique, nous rêvons de maisons au milieu de la mer, de voiliers, de bateaux habitables, etc A Lanion, nous trouvons un camping, sa propriétaire appelée par téléphone, nous dit qu'il est fermé mais qu'on peut y passer la nuit, gratuitement. Sympa !

Jeudi 2 octobre Lanion- Nantes par le train

A Nantes, nous trouvons un hôtel avec des gens charmants, de la place pour nos vélos et tout ça à 2 pas de la gare, à l' »Hôtel de la Gare ». Nous finissons la journée par une petite sieste, un bon restau et une visite de la ville avec comme seul Géants de Nantes, l'Elephant. Cette ville nous plait beaucoup.

Vendredi 3 octobre, retour en train jusqu'à Bellegarde. A Bellegarde des travaux sur la voie font qu'il n'y a plus de train pour Genève. Un téléphone à notre ami Stéphane. Il vient nous chercher. Un tout grand merci à lui.

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