Nos balades à vélo
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Le Vélo est un Véhicule Emprunt de Liberté Optimale

  
Inconnu
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Le vélo permet à un enfant de devenir adulte et à un adulte de devenir enfant   Claude Marthaler

Texte à méditer :  

une fois en chemin, tout se simplifie   Alexandra David Neel

Texte à méditer :   "les voyages à vélo, c'est comme être une cuillère dans un café, elle est imbibée de café"   Marc
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Même un chemin de mille lieues commence par un pas   Proverbe Japonais

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C'est parce que le vélo est un remarquable engin de perception du monde que le cyclotourisme est une source d'enrichissement perpétuel.   Jacques Vicart

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Peu importe la lenteur de ta course. Tu seras toujours plus rapide que ceux qui restent sur le divan.   Inconnu

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Si vous pensez que l'aventure est dangereuse. Je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle   Paulo Coelho

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Le vélo est un jeu d'enfant qui dure longtemps   Eric Fottorino

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Un cyclotouriste n'a pas de palmares, il n'a que des souvenirs.   Jean Taboureau

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Juché sur une simple bicyclette, vous aurez vite l'impression de rouler sur l'échine de la terre.   Pierre Sansot

Texte à méditer :   Qui écoute trop la météo reste au bistrot   proverbe breton
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Voyage à vélo 2016, de Gijon à Séville

Lundi 5 septembre 2016

Nouveau voyage, nouvelle formule. On part avec la voiture qu'on va déposer quelque part à Gijon afin de faire nos petits milles kilomètres à vélo, puis on retrouvera notre voiture pour rentrer chez nous.

Parce que, malgré tout, le mariage du vélo et du train, c'est encore loin d'être performant, que ce soit en Suisse, en France, en Espagne ou ailleurs en Europe. Il faut une fourre vélo (pas du tout pratique à transporter lorsque l'on voyage, on a déjà tellement peu de place et nos vélos sont déjà si lourds), ou alors ne prendre que des trains régionaux (sans correspondance facile et le plus souvent les gares n'ont ni ascenseurs assez grands, ni rampes donc il faut porter les vélos, puis les bagages).

Donc pas très écolo le départ et le retour, mais entre temps, avec nos vélos et notre tente, on ne pollue pas les régions traversées !

Donc départ ce dimanche 5 septembre après une fête de famille riche en retrouvailles et en partage. Partis de Chancy (Genève), on roule, on roule, on roule jusqu'à tomber de fatigue mais pas de F1 ou autre motel en vue. Soudain Martine trouve la solution ! Et si on s'arrêtait sur une aire d'autoroute et qu'on dormait dans la voiture (on a une sorte de camionnette). Marc est enchanté, yes, l'aventure commence. Nous dormons ainsi à environ 60 km de Bordeaux sur nos matelas posés dans le coffre de la voiture.

Mardi 6 septembre

Au matin de cette première, de nouveaux projets émergent : « pour la prochaine voiture faudra penser à vérifier la longueur, j'étais un peu à l'étroit » et aussi « faudra mettre des rideaux sur les côtés » (on vous laisse deviner qui a dit quoi ?!).

Par contre, première crevaison : le matelas tout neuf de Marc n'a pas supporté et Marc a dormit à même le sol...mmmmh ça c'est les vacances qui commencent !!!

On s'arrête à Bordeaux pour acheter des rustines matelas. Et vroum vroum on repart direction Espana, Olé ! Arrivés en Espagne on prend une petite route, histoire de s'offrir notre première Cervesa et un petit bain dans la belle bleue.

Gijon, camping, on monte la tente, puis restau typique, il fait chaud, c'est bruyant et on mange du poisson, viva Espana, Olé !

Mercredi 7 septembre

De Gijon à Oviedo, 54km et 31º à 18h

Brouillard pour le pti déj et le démontage de la tente. On peut laisser notre voiture au camping, c'est parfait. Départ tranquille sous le brouillard. Etape sympa car nous sommes tellement heureux de repartir à l'aventure avec nos vélos. Par contre, étape pas facile : 3 montées à 15 %, 1 passage glauque sous les autoroutes avec des escaliers (donc d'abord les vélos, puis les sacoches et la tente!), une zone industrielle toute noire (métallurgie?).

Petit pic-nic sympa à l'ombre suivi d'une sieste. Mais le redépart est rude il fait très chaud et ça grimpe, ça grimpe tellement que Martine doit finir à pieds en poussant le vélo. Il fait trop chaud, on ne peut pas continuer mais pas de camping à Oviedo. On grimpe tout en haut de la ville pour aller voir l'office du tourisme, qui nous ferme la porte au nez, c'est 18h00. Heureusement comme Martine est montée à pied elle a eu le temps de voir un joli hôtel : Le Vetusta Hotel. 50 balles la nuis, clime et douche, wow, quel plaisir ! Puis soirée dans la ville qui est pleine d'espaces piétons et très agréable.

Mercredi 8 septembre

Oviedo-Village de montagne sans nom 5-6 habitants souriants mais fatigués et quelques chats et chiens amorphes, 53km, 1181 m de dénivelé.

Réveil à 5h30, départ à 6h30, nuit noire, on décide d'avancer et donc de faire travailler notre GPX, sans suivre le fichier GPX, frontale au front

Heureusement qu'il fait encore très sombre, car l'on devine un paysage encore très industriel. Beau lever de soleil et un petit arrêt à Mieres pour le café, une tortilla pour Martine et des tartines au sucre pour tout le monde !

Arrivée à Pola de Lina vers 10h30, nous reprenons le tracé no 2 du GPX, tracé rapide mais avec un col à 1400m. Donc, comme hier, on grimpe, on grimpe. Vers midi, le soleil tape, on a fait la moitié de la montée. Une petite forêt à l'entrée d'un tout petit bled fera l'affaire pour au minimum le pic-nic et la sieste..finalement on bivouac là, les km qui nous séparent du sommet nous paraissent peu attrayants sous cette chaleur.. Un vieux monsieur du village nous donne 4 litres d'eau, de quoi se faire cuire notre plat lyophilisé (pâtes à la sauce tomate) et surtout de réhydrater nos cellules !

Du coup nous profitons pour nous promener et Martine pour remplir son bulletin de vote (n'ayant pas eu le temps de le faire avant le départ). Nous dormons plus ou moins bien, en écoutant les bruits de la forêt.

Jeudi 9 septembre

Du petit bled perdu en pleine montage à Léon, 85km, 1661 m de dénivelé

7h00 lever sous le brouillard et une petite pluie. Frontale, casque avec lumières et hop la, départ dans la nuit pour retrouver la suite de notre montée. Nous n'avons pas regreté d'avoir fait ce sommet en 2 jours : énormément de voitures et camions, des montées à 12 %, 15 % et même, juste avant d'arriver au sommet, environ 600 m à 17 % !! Du coup pour Martine 600m à pousser le vélo. Mais bon elle était tellement sûre qu'au sommet il y aurait un bistrot chaleureux, plein de tortillas et de tartines au sucre… Surtout qu'il n'arrête pas de pleuvoir et que ça caille !

On arrive au sommet, beark d'un glauque, une grosse église moche et toute fermée avec barbelés et un abri plein de déchets. On s'y précipite tout de même et sans un regard pour les automobiliste, on se déshabillle, on se frotte la peau pour se sécher, pour se réchauffer. Puis un ptit ovo sport (c'est tout ce qu'on a..) et on repart.

Mais là, c'est THE descente, on a 40km de descente devant nous. Par contre on attend avec impatience le premier café, car on est gelé. Une fois que ça c'est fait, on reprend la descente avec au-dessus de nous un ballet d’hélicoptères. En effet, il y a 2 feux de forêts sur les hauteurs. Passant devant le village où les hélicoptéres font le plein d'eau, nous allons voir ce travail magnifique qu'ils font, en prennant des risques évidents. En moins de 30 minutes, les feux sont circonscis. Nous les applaudissons avant de reprendre notre descente.

Arrivée à Leon vers 16h, le camping indiqué par notre GPS n'est pas du tout là où il nous envoie (dans des champs), l'office du tourisme qui comme tous les offices du tourisme ne s'intéresse pas aux voyageurs à vélo, nous envoie sur une nationale double voie alors que l'on voit à côté un petit chemin, mais inaccessible depuis la route.. Et donc on est encore sur la route à 19h avec un soleil de plomb. On arrive au camping : bonne douche et bonne paella.

Vendredi 10 septembre 

Leon-Benavente, 86km, tout plat : 556 m de dénivelé

Départ. Ah non, faux départ, roue arrière du vélo de Martine, crevé. Vite, on change de chambre à air et on repart par la petite route vue hier, qui s'avère être une voie cyclable, sur 2km.

La route est facile, ça roule bien, mais il fait froid, même très froid, 12º. On s'arrête dans un petit bistrot en sachant que derrière il n'y a plus rien sur environ 30km. On repart et ..faux départ, recrevaison, même pneu, on regonfle, mais ça ne dure pas, on change la chambre à air. On se rappelle que l'année dernière déjà, et même l'année encore d'avant, ce même pneu nous avait déjà pas mal ennuyé. On décide de trouver un magasin de vélo et d'en acheter un nouveau. Par contre, pour l'instant là c'est le désert et donc il faut que ça tienne et il faut qu'on arrive à Benavente avant 14h sinon tout sera fermé et on a plus rien à manger. On arrive vers 13h, et là sur la route plein de petits garage à vélo, on achète donc un nouveau pneu, on court acheter un pic-nic, on mange, on sieste dans un parc, on se fait jeter de la Casa del Pelegrino (faut être pélerins pour dormir dans leur bouiboui). Soirée à Benavente et dodo à l'hôtel.

Samedi 11 septembre

De Benavente à Zamora, 94km, 969m de dénivelé

On est en vacances où on ne l'est pas : debout 6h00, départ 7h00. Super, une petite route dans la nature...aie..un pont qui s'est effondré, on ne passe pas, donc retour sur la jolie petite route pour aller prendre une méchante nationale avec un début sur autoroute !!! Et, à nouveau, le pneu se dégonfle sur la route arrière du vélo de Martine. Bon, on a compris, on change de pneu et de chambre à air en croisant les doigts, là il faut que ça tienne. Donc à 10h on n'a pas beaucoup avancé et la forme est moyenne. Un petit arrêt café-tortillas-pipi, et ça nous redonne la pêche. On est toujours sur une nationale, mais il n'y a quasi pas de voiture, ça avance bien. En plus, on se réjouit on a vu qu'il y avait plein de camping près de Zamora. On passe donc à Zamora en se réjouissant de revenir ce soir, il y a la Fête du Patron de Zamora et toute la ville est décorée. On demande donc à Mister GPS de nous conduire directement au camping le plus proche...on sort de la ville, on s'en éloigne de plus en plus, on est dans les champs, les grosses fermes, chemin de terre, de cailloux.. LA personne croisée nous dit de revenir vers la ville à env 7km de là. On reprend tous ces chemins à l'envers, on retrouve la route pleine de voitures, on nous dit que le camping n'exite plus et qu'il n'y en a pas d'autres, on retourne à Zamora, on trouve un petit hôtel en face de la ville, vite une douche et vite on part fêter le patron de Zamora.

Dimanche 12 septembre

DeZamora à Salamanca, 57km, 590 m de dénivelé

Petite étape dominicale. Départ 7h30 de l'hôtel après un café, car nous avons bien peur que tout soit fermé et d'autre part, entre ses deux villes il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de bled. Nous retrouvons la N630 toujours aussi calme et avec de jolis paysages. Belle matinée avec des buses dans le ciel, des lapins dans des champs à perte de vue. On entend aussi quelques chasseurs..et on se sent moyennement en sécurité, comme à chaque fois qu'on a à faire eux. Les champs de céréales nous accompagnent tout au long de ces 50km, pas de doute c'est bien un des aliments les plus avalés de notre civilisation ! A 7km de Salamanca, un petit camping perdu avec piscine et jacuzzi nous tend les bras. En avant pour un après midi de farniente et de « vraies » vacances : jacuzi, piscine, sieste, piscine, bain de soleil, lessive, salade et repiscine. C'est les vacances ! Camping « artisanal » mais très sympa et tout calme.

Lundi 13 septembre

De Salamanca à Béjar, 90km, 1500m de dénivelé

Finies les vraies vacances, on reprend les vacances que nous adorons tous les deux : vu la chaleur qui nous attend ce jour, debout 5h30, départ 6h30 sur une belle piste cyclabe qui nous fait traverser Salamanca (une ville que l'on peut traverser tout sur des pistes cyclables sans discontinuer...UN REVE). Jolie étape avec petites routes de montagne et quelques sommets sous une bonne température (1500m de dénivelé tout de même!) !. Un beau relief de granit, des cochons et des vaches en semi-liberté qui gambadent dans leurs immenses territoires, peu d'herbe par contre, des oliviers et toujours cette immensité sans âme qui vivent. Nous traversons la région du jambon ibérique. Très jolie étape.

Mardi 14 septembre

De Béjar à Palencia, 67km, 777m de dénivelé

Debout à 6h15, presque une grasse mat ! Car ils annoncent de la pluie, que l'auberge propose un pti déj avec la chambre mais pas avant 7h00 et que les gens de Béjar sont très sympas (mais la ville pas très jolie). Départ sans pluie, mais ça ne dure pas, une heure après c'est l'orage avec des pluies torrentielles. On est trempé et bien sûr pas de village, pas d'arbre autres que des oliviers.. Lorsque nous arrivons sous un espèce de toit dans un garage, on trouve l'endroit pas du tout bucolique, mais on s'y arrête tout de même une bonne demi heure en attentant que ça se calme la moindre. On est trempé. Une fois la pluie fine installée, on réenfile notre cape et on continue la descente. Etape plutôt plate mais avec par moments des petites montées dans des virages à 15 degré… Nous traversons Palencia et après une petite montée nous arrivons au camping. Fait toujours pas très chaud mais une piscine de 25 m nous attend...pas très longtemps.

Mercredi 15 septembre

De Palencia à Caceres, 85km, dénivelé 930m

Départ sur une piste cyclabe juste derrière le campin sur environ 5-6km.

Belle étape en plein désert ! Seules yeux croisés, ceux des magnifiques vaches ibériques. Elles sont magnifiques et nous prenons le temps de leur expliquer comment elles ont de la chance de 1) pouvoir garder leurs cornes et donc être très belles 2) pouvoir garder leurs petits avec elles et les nourrir 3) de paître dans des espaces aussi immenses en plein liberté 3) de ne pas être nourrie avec une herbe trafiquée, grasse et peu digeste et donc de pouvoir rester svelte et avec une vitalité que bien de nos vaches hautes savoyardes doivent leur envier !!

Courses au marché de Canaveral, joli village de montagne typique avec fromages affinés durant 1 mois, 3 mois ou une année. Martine qui avait un petit coup de fatique s'est fait réveillée par celui d'une année !! Juste après ce village, nous avons longé un long lac formé par la rivière Rio Tajo (qui part du NE de Madrid et va se jeter à Lisbonne). Magnifique !

Pas d'autres village traversé ce jour, le petit déj du matin a été pris dans le seul endroit possible : un motel tout paumé, avec une serveuse horrible et aggressive et un pain sans goût.

Nous avons encore juste croisé une jolie église toute perdue et nous nous sommes amusés à faire des photos et même un selfie !

Camping à 9km de Caceres avec pisine et surtout avec WC-douche privé ! Original !

Jeudi 16 septembre

De Caceres à Mérida, 83km, 1088m de dénivelé

Prévision météo : pas de pluie et température en baisse. On en profite pour se lever plus tard, aller boire un café et visiter Caceres. La ville est jolie mais une série télévisée se passant au moyen âge est en cours dans la ville et donc la ville est transfigurée.

Route relativement monotone mais aucune voiture. Ce sont des beaux moments de réflexion, de contemplation, voir de méditation tout en pédalant et en échangeant.

Arrivés à Mérida nous décidons de visiter, Martine en profite pour ..enfin.. envoyer son matériel de vote (que j'ai rempli à ? (les réponses qui nous arriveront par mail verront leur envoyeur invité pour des grillades en été à Evires!!!), mais nous n'arrivons jamais dans les villes aux heures d'ouverture des postes…). Pas de ĉamping dans le coin mais nous trouvons un joli hôtel au centre de Mérida et partons visiter le théâtre romain et l'amphithéatre de Mérida.

Vendredi 17 septembre

De Mérida à Hornachos (Castillo de Hornachos), 59km, 900m de dénivelé

Très belle étape semée d'imprévu. En effet Martine n'en peut plus d'obéir à Mr GPX et au tracé de la Ruta de la Plata qui ne nous mène en fin de compte que sur la N630, ce qui dit-elle est assez facile... »suivre une route c'est pas faire un itinéraire » ! Elle crie « qui m'aime me suive » et s'en va sur une petite route parallèle. Marc suit en maugréant, il sait qu'avec les coups de coeur de sa belle, on se perd facilement. Au bout de la route, il veut revenir en arrière...mais Martine sort ses armes de belle et finalement le goût de l'aventure l'emporte et on fonce sur une petite route bien sympathique.

La campagne encore et toujours. Et soudain un grand barrage semble nous barrer la route. Mais bien sûr que non, il y a toujours une petite route pour contourner les obstacles. Une fois le barrage passé : magnifique ! Nous nous régalons les yeux et l'appareil photo crépite.

Petit déj avec café et bocadillo de tortilla à Alange, petit village haut perché avec une vue incroyable. Nous décidons donc de continuer sur ces petites routes, même si le GPS nous dit que ça va pas mal monter.

Nous contournons à nouveau un magnifique lac sans une maison, rien que des champs.

Lors d'une de nos haltes contemplatives, nous réalisons qu'à une trentaine de mètres se trouve un rapace, en levant les yeux on observe 1 puis 2 puis 5 puis 8 et jusqu'à 20 vautour fauves qui nous tournent autour. Fantastique !

Encore des paysages grandioses, de la montagne avec des montées.. des orangers plein d'oranges. Petit pic nic sour la seule ombre rencontrée avec petite sieste et redépart pour des belles montées sous le soleil chaud de la fin de l'après midi et avec toujours des paysages à perte de vue.

Nous avons tellement profité de ce joli coin espagnol que nous n'avons pas beaucoup avancé. Donc petite étape.

Samedi 18 septembre

De Hornachos à Monesterio, 73km, 988 m de dénivelé

Départ à 8h0 après une bonne nuit de repos dans une pension. Très joli village. Vue magnifique le matin avec lever du soleil, coucher de lune et petite brume. Jolie balade avec Marc qui s'est amusé à filmer notre ombre. Vu des hérons et des mouettes en pleine pêche. Sinon étape assez monotone avec de belles grimpées. A un moment on se rencontre qu'on s'est trompé de route et on décide donc d'aller rechercher la N630 que l'on va poursuivre jusqu'au bout du voyage. Sur la N630 il fait très chaud et le paysage est moins sympathique. Vers 15h la chaleur nous arrête dans un camping minable et loin du village qui pourtant avait l'air joli. Journée donc mitigée surout qu'en plus nous avons perdu nos topos avec camping, que le salchichon est tout gras, que le village est derrière une montée que Martine ne se voit pas reprendre après avec cette chaleur. Marc monte au village faire quelques courses et nous mangeons notre soupe assis parterre.

Des journées comme celle là, il y en a toujours une par vacances. Ouf ça c'est fait !

Dimanche 19 septembre

De Monesterio à Castil Blance de la Plata, 75km, 1730 m de dénivelé

Déaprt à 6h 40, de nuit, avec les frontales. Matinée de montées et descentes, petites routes ressemblant au Haut du Var, routes étroites, murets en pierre, routes qui suit les cimes, descente comme des slaloms de ski (description dixit Marc bien sûr). Nous sommes passés par le village de Santa Olalla, qui fait partie des villages blancs de la région. Très mignon.

Rencontre d'un cycliste qui nous dit qu'il ne reste plus qu'une belle montée et une grande descente avant d'arrive à Séville. En fait nous avons eu une descente mais plusieurs montées ce que démontre les 1730 m de dénivelé du jour. Arrivés à Castil Blanco, la chaleur est importante, une pharmacie nous annonce 51 degrés. On essaie la pension du bled, mais le prix nous arrête, et on nous affirme qu'il n'y a rien d'autres de moins cher. Du coup on se met à l'ombre, on mange, on boit un coup et, grâce au wifi on réalise qu'il y a un hôtel au bout du village. Très très bel hôtel, bien moins cher et très sympa. Avons pris la tisane du soir sur notre petite terrasse privative.

Lundi 20 septembre

De Castil Blanco de la Plata à Los Dos Hermanos, 52km, 400m de dénivelé

Départ 7h pour cette ultime étape de notre voyage, départ à la frontale, puis lever de soleil sur les champs de coton bordant Séville. 8H30 arrivée à Séville petit déj puis redépart pour le seul camping de Séville qui se trouve de l'autre côté de la ville à Los dos Hermanosà 20km. Nous allons mettre plus de 2 heures pour atteindre le camping. Nous avons traversé tout Séville, mais QUE SUR DES PISTES CYCLABLES !! Incroyable.

Cette magnifique épopée sur des pistes cyclables traversant toute la ville, nous ravit et, nous rend tristes. Dire que à Genève, ville si riche on est incapable d'une telle audace et qu'en France, pays du Tour de France, on soit encore si débutant en voies cyclables Dans nos deux pays on est incapable de créer de telles pistes : en site propre, avec des trottoirs ou petites barrières de séparation, une partie clairement réservée pour les piétons et surtout sans discontinuer sur des kilomètres. La ville se traverse réellement de part en part sur les voies cyclables.

Voyage à vélo 2016, de Gijon à Séville

Lundi 5 septembre 2016

Nouveau voyage, nouvelle formule. On part avec la voiture qu'on va déposer quelque part à Gijon afin de faire nos petits milles kilomètres à vélo, puis on retrouvera notre voiture pour rentrer chez nous.

Parce que, malgré tout, le mariage du vélo et du train, c'est encore loin d'être performant, que ce soit en Suisse, en France, en Espagne ou ailleurs en Europe. Il faut une fourre vélo (pas du tout pratique à transporter lorsque l'on voyage, on a déjà tellement peu de place et nos vélos sont déjà si lourds), ou alors ne prendre que des trains régionaux (sans correspondance facile et le plus souvent les gares n'ont ni ascenseurs assez grands, ni rampes donc il faut porter les vélos, puis les bagages).

Donc pas très écolo le départ et le retour, mais entre temps, avec nos vélos et notre tente, on ne pollue pas les régions traversées !

Donc départ ce dimanche 5 septembre après une fête de famille riche en retrouvailles et en partage. Partis de Chancy (Genève), on roule, on roule, on roule jusqu'à tomber de fatigue mais pas de F1 ou autre motel en vue. Soudain Martine trouve la solution ! Et si on s'arrêtait sur une aire d'autoroute et qu'on dormait dans la voiture (on a une sorte de camionnette). Marc est enchanté, yes, l'aventure commence. Nous dormons ainsi à environ 60 km de Bordeaux sur nos matelas posés dans le coffre de la voiture.

Mardi 6 septembre

Au matin de cette première, de nouveaux projets émergent : « pour la prochaine voiture faudra penser à vérifier la longueur, j'étais un peu à l'étroit » et aussi « faudra mettre des rideaux sur les côtés » (on vous laisse deviner qui a dit quoi ?!).

Par contre, première crevaison : le matelas tout neuf de Marc n'a pas supporté et Marc a dormit à même le sol...mmmmh ça c'est les vacances qui commencent !!!

On s'arrête à Bordeaux pour acheter des rustines matelas. Et vroum vroum on repart direction Espana, Olé ! Arrivés en Espagne on prend une petite route, histoire de s'offrir notre première Cervesa et un petit bain dans la belle bleue.

Gijon, camping, on monte la tente, puis restau typique, il fait chaud, c'est bruyant et on mange du poisson, viva Espana, Olé !

Mercredi 7 septembre

De Gijon à Oviedo, 54km et 31º à 18h

Brouillard pour le pti déj et le démontage de la tente. On peut laisser notre voiture au camping, c'est parfait. Départ tranquille sous le brouillard. Etape sympa car nous sommes tellement heureux de repartir à l'aventure avec nos vélos. Par contre, étape pas facile : 3 montées à 15 %, 1 passage glauque sous les autoroutes avec des escaliers (donc d'abord les vélos, puis les sacoches et la tente!), une zone industrielle toute noire (métallurgie?).

Petit pic-nic sympa à l'ombre suivi d'une sieste. Mais le redépart est rude il fait très chaud et ça grimpe, ça grimpe tellement que Martine doit finir à pieds en poussant le vélo. Il fait trop chaud, on ne peut pas continuer mais pas de camping à Oviedo. On grimpe tout en haut de la ville pour aller voir l'office du tourisme, qui nous ferme la porte au nez, c'est 18h00. Heureusement comme Martine est montée à pied elle a eu le temps de voir un joli hôtel : Le Vetusta Hotel. 50 balles la nuis, clime et douche, wow, quel plaisir ! Puis soirée dans la ville qui est pleine d'espaces piétons et très agréable.

Mercredi 8 septembre

Oviedo-Village de montagne sans nom 5-6 habitants souriants mais fatigués et quelques chats et chiens amorphes, 53km, 1181 m de dénivelé.

Réveil à 5h30, départ à 6h30, nuit noire, on décide d'avancer et donc de faire travailler notre GPX, sans suivre le fichier GPX, frontale au front

Heureusement qu'il fait encore très sombre, car l'on devine un paysage encore très industriel. Beau lever de soleil et un petit arrêt à Mieres pour le café, une tortilla pour Martine et des tartines au sucre pour tout le monde !

Arrivée à Pola de Lina vers 10h30, nous reprenons le tracé no 2 du GPX, tracé rapide mais avec un col à 1400m. Donc, comme hier, on grimpe, on grimpe. Vers midi, le soleil tape, on a fait la moitié de la montée. Une petite forêt à l'entrée d'un tout petit bled fera l'affaire pour au minimum le pic-nic et la sieste..finalement on bivouac là, les km qui nous séparent du sommet nous paraissent peu attrayants sous cette chaleur.. Un vieux monsieur du village nous donne 4 litres d'eau, de quoi se faire cuire notre plat lyophilisé (pâtes à la sauce tomate) et surtout de réhydrater nos cellules !

Du coup nous profitons pour nous promener et Martine pour remplir son bulletin de vote (n'ayant pas eu le temps de le faire avant le départ). Nous dormons plus ou moins bien, en écoutant les bruits de la forêt.

Jeudi 9 septembre

Du petit bled perdu en pleine montage à Léon, 85km, 1661 m de dénivelé

7h00 lever sous le brouillard et une petite pluie. Frontale, casque avec lumières et hop la, départ dans la nuit pour retrouver la suite de notre montée. Nous n'avons pas regreté d'avoir fait ce sommet en 2 jours : énormément de voitures et camions, des montées à 12 %, 15 % et même, juste avant d'arriver au sommet, environ 600 m à 17 % !! Du coup pour Martine 600m à pousser le vélo. Mais bon elle était tellement sûre qu'au sommet il y aurait un bistrot chaleureux, plein de tortillas et de tartines au sucre… Surtout qu'il n'arrête pas de pleuvoir et que ça caille !

On arrive au sommet, beark d'un glauque, une grosse église moche et toute fermée avec barbelés et un abri plein de déchets. On s'y précipite tout de même et sans un regard pour les automobiliste, on se déshabillle, on se frotte la peau pour se sécher, pour se réchauffer. Puis un ptit ovo sport (c'est tout ce qu'on a..) et on repart.

Mais là, c'est THE descente, on a 40km de descente devant nous. Par contre on attend avec impatience le premier café, car on est gelé. Une fois que ça c'est fait, on reprend la descente avec au-dessus de nous un ballet d’hélicoptères. En effet, il y a 2 feux de forêts sur les hauteurs. Passant devant le village où les hélicoptéres font le plein d'eau, nous allons voir ce travail magnifique qu'ils font, en prennant des risques évidents. En moins de 30 minutes, les feux sont circonscis. Nous les applaudissons avant de reprendre notre descente.

Arrivée à Leon vers 16h, le camping indiqué par notre GPS n'est pas du tout là où il nous envoie (dans des champs), l'office du tourisme qui comme tous les offices du tourisme ne s'intéresse pas aux voyageurs à vélo, nous envoie sur une nationale double voie alors que l'on voit à côté un petit chemin, mais inaccessible depuis la route.. Et donc on est encore sur la route à 19h avec un soleil de plomb. On arrive au camping : bonne douche et bonne paella.

Vendredi 10 septembre 

Leon-Benavente, 86km, tout plat : 556 m de dénivelé

Départ. Ah non, faux départ, roue arrière du vélo de Martine, crevé. Vite, on change de chambre à air et on repart par la petite route vue hier, qui s'avère être une voie cyclable, sur 2km.

La route est facile, ça roule bien, mais il fait froid, même très froid, 12º. On s'arrête dans un petit bistrot en sachant que derrière il n'y a plus rien sur environ 30km. On repart et ..faux départ, recrevaison, même pneu, on regonfle, mais ça ne dure pas, on change la chambre à air. On se rappelle que l'année dernière déjà, et même l'année encore d'avant, ce même pneu nous avait déjà pas mal ennuyé. On décide de trouver un magasin de vélo et d'en acheter un nouveau. Par contre, pour l'instant là c'est le désert et donc il faut que ça tienne et il faut qu'on arrive à Benavente avant 14h sinon tout sera fermé et on a plus rien à manger. On arrive vers 13h, et là sur la route plein de petits garage à vélo, on achète donc un nouveau pneu, on court acheter un pic-nic, on mange, on sieste dans un parc, on se fait jeter de la Casa del Pelegrino (faut être pélerins pour dormir dans leur bouiboui). Soirée à Benavente et dodo à l'hôtel.

Samedi 11 septembre

De Benavente à Zamora, 94km, 969m de dénivelé

On est en vacances où on ne l'est pas : debout 6h00, départ 7h00. Super, une petite route dans la nature...aie..un pont qui s'est effondré, on ne passe pas, donc retour sur la jolie petite route pour aller prendre une méchante nationale avec un début sur autoroute !!! Et, à nouveau, le pneu se dégonfle sur la route arrière du vélo de Martine. Bon, on a compris, on change de pneu et de chambre à air en croisant les doigts, là il faut que ça tienne. Donc à 10h on n'a pas beaucoup avancé et la forme est moyenne. Un petit arrêt café-tortillas-pipi, et ça nous redonne la pêche. On est toujours sur une nationale, mais il n'y a quasi pas de voiture, ça avance bien. En plus, on se réjouit on a vu qu'il y avait plein de camping près de Zamora. On passe donc à Zamora en se réjouissant de revenir ce soir, il y a la Fête du Patron de Zamora et toute la ville est décorée. On demande donc à Mister GPS de nous conduire directement au camping le plus proche...on sort de la ville, on s'en éloigne de plus en plus, on est dans les champs, les grosses fermes, chemin de terre, de cailloux.. LA personne croisée nous dit de revenir vers la ville à env 7km de là. On reprend tous ces chemins à l'envers, on retrouve la route pleine de voitures, on nous dit que le camping n'exite plus et qu'il n'y en a pas d'autres, on retourne à Zamora, on trouve un petit hôtel en face de la ville, vite une douche et vite on part fêter le patron de Zamora.

Dimanche 12 septembre

DeZamora à Salamanca, 57km, 590 m de dénivelé

Petite étape dominicale. Départ 7h30 de l'hôtel après un café, car nous avons bien peur que tout soit fermé et d'autre part, entre ses deux villes il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de bled. Nous retrouvons la N630 toujours aussi calme et avec de jolis paysages. Belle matinée avec des buses dans le ciel, des lapins dans des champs à perte de vue. On entend aussi quelques chasseurs..et on se sent moyennement en sécurité, comme à chaque fois qu'on a à faire eux. Les champs de céréales nous accompagnent tout au long de ces 50km, pas de doute c'est bien un des aliments les plus avalés de notre civilisation ! A 7km de Salamanca, un petit camping perdu avec piscine et jacuzzi nous tend les bras. En avant pour un après midi de farniente et de « vraies » vacances : jacuzi, piscine, sieste, piscine, bain de soleil, lessive, salade et repiscine. C'est les vacances ! Camping « artisanal » mais très sympa et tout calme.

Lundi 13 septembre

De Salamanca à Béjar, 90km, 1500m de dénivelé

Finies les vraies vacances, on reprend les vacances que nous adorons tous les deux : vu la chaleur qui nous attend ce jour, debout 5h30, départ 6h30 sur une belle piste cyclabe qui nous fait traverser Salamanca (une ville que l'on peut traverser tout sur des pistes cyclables sans discontinuer...UN REVE). Jolie étape avec petites routes de montagne et quelques sommets sous une bonne température (1500m de dénivelé tout de même!) !. Un beau relief de granit, des cochons et des vaches en semi-liberté qui gambadent dans leurs immenses territoires, peu d'herbe par contre, des oliviers et toujours cette immensité sans âme qui vivent. Nous traversons la région du jambon ibérique. Très jolie étape.

Mardi 14 septembre

De Béjar à Palencia, 67km, 777m de dénivelé

Debout à 6h15, presque une grasse mat ! Car ils annoncent de la pluie, que l'auberge propose un pti déj avec la chambre mais pas avant 7h00 et que les gens de Béjar sont très sympas (mais la ville pas très jolie). Départ sans pluie, mais ça ne dure pas, une heure après c'est l'orage avec des pluies torrentielles. On est trempé et bien sûr pas de village, pas d'arbre autres que des oliviers.. Lorsque nous arrivons sous un espèce de toit dans un garage, on trouve l'endroit pas du tout bucolique, mais on s'y arrête tout de même une bonne demi heure en attentant que ça se calme la moindre. On est trempé. Une fois la pluie fine installée, on réenfile notre cape et on continue la descente. Etape plutôt plate mais avec par moments des petites montées dans des virages à 15 degré… Nous traversons Palencia et après une petite montée nous arrivons au camping. Fait toujours pas très chaud mais une piscine de 25 m nous attend...pas très longtemps.

Mercredi 15 septembre

De Palencia à Caceres, 85km, dénivelé 930m

Départ sur une piste cyclabe juste derrière le campin sur environ 5-6km.

Belle étape en plein désert ! Seules yeux croisés, ceux des magnifiques vaches ibériques. Elles sont magnifiques et nous prenons le temps de leur expliquer comment elles ont de la chance de 1) pouvoir garder leurs cornes et donc être très belles 2) pouvoir garder leurs petits avec elles et les nourrir 3) de paître dans des espaces aussi immenses en plein liberté 3) de ne pas être nourrie avec une herbe trafiquée, grasse et peu digeste et donc de pouvoir rester svelte et avec une vitalité que bien de nos vaches hautes savoyardes doivent leur envier !!

Courses au marché de Canaveral, joli village de montagne typique avec fromages affinés durant 1 mois, 3 mois ou une année. Martine qui avait un petit coup de fatique s'est fait réveillée par celui d'une année !! Juste après ce village, nous avons longé un long lac formé par la rivière Rio Tajo (qui part du NE de Madrid et va se jeter à Lisbonne). Magnifique !

Pas d'autres village traversé ce jour, le petit déj du matin a été pris dans le seul endroit possible : un motel tout paumé, avec une serveuse horrible et aggressive et un pain sans goût.

Nous avons encore juste croisé une jolie église toute perdue et nous nous sommes amusés à faire des photos et même un selfie !

Camping à 9km de Caceres avec pisine et surtout avec WC-douche privé ! Original !

Jeudi 16 septembre

De Caceres à Mérida, 83km, 1088m de dénivelé

Prévision météo : pas de pluie et température en baisse. On en profite pour se lever plus tard, aller boire un café et visiter Caceres. La ville est jolie mais une série télévisée se passant au moyen âge est en cours dans la ville et donc la ville est transfigurée.

Route relativement monotone mais aucune voiture. Ce sont des beaux moments de réflexion, de contemplation, voir de méditation tout en pédalant et en échangeant.

Arrivés à Mérida nous décidons de visiter, Martine en profite pour ..enfin.. envoyer son matériel de vote (que j'ai rempli à ? (les réponses qui nous arriveront par mail verront leur envoyeur invité pour des grillades en été à Evires!!!), mais nous n'arrivons jamais dans les villes aux heures d'ouverture des postes…). Pas de ĉamping dans le coin mais nous trouvons un joli hôtel au centre de Mérida et partons visiter le théâtre romain et l'amphithéatre de Mérida.

Vendredi 17 septembre

De Mérida à Hornachos (Castillo de Hornachos), 59km, 900m de dénivelé

Très belle étape semée d'imprévu. En effet Martine n'en peut plus d'obéir à Mr GPX et au tracé de la Ruta de la Plata qui ne nous mène en fin de compte que sur la N630, ce qui dit-elle est assez facile... »suivre une route c'est pas faire un itinéraire » ! Elle crie « qui m'aime me suive » et s'en va sur une petite route parallèle. Marc suit en maugréant, il sait qu'avec les coups de coeur de sa belle, on se perd facilement. Au bout de la route, il veut revenir en arrière...mais Martine sort ses armes de belle et finalement le goût de l'aventure l'emporte et on fonce sur une petite route bien sympathique.

La campagne encore et toujours. Et soudain un grand barrage semble nous barrer la route. Mais bien sûr que non, il y a toujours une petite route pour contourner les obstacles. Une fois le barrage passé : magnifique ! Nous nous régalons les yeux et l'appareil photo crépite.

Petit déj avec café et bocadillo de tortilla à Alange, petit village haut perché avec une vue incroyable. Nous décidons donc de continuer sur ces petites routes, même si le GPS nous dit que ça va pas mal monter.

Nous contournons à nouveau un magnifique lac sans une maison, rien que des champs.

Lors d'une de nos haltes contemplatives, nous réalisons qu'à une trentaine de mètres se trouve un rapace, en levant les yeux on observe 1 puis 2 puis 5 puis 8 et jusqu'à 20 vautour fauves qui nous tournent autour. Fantastique !

Encore des paysages grandioses, de la montagne avec des montées.. des orangers plein d'oranges. Petit pic nic sour la seule ombre rencontrée avec petite sieste et redépart pour des belles montées sous le soleil chaud de la fin de l'après midi et avec toujours des paysages à perte de vue.

Nous avons tellement profité de ce joli coin espagnol que nous n'avons pas beaucoup avancé. Donc petite étape.

Samedi 18 septembre

De Hornachos à Monesterio, 73km, 988 m de dénivelé

Départ à 8h0 après une bonne nuit de repos dans une pension. Très joli village. Vue magnifique le matin avec lever du soleil, coucher de lune et petite brume. Jolie balade avec Marc qui s'est amusé à filmer notre ombre. Vu des hérons et des mouettes en pleine pêche. Sinon étape assez monotone avec de belles grimpées. A un moment on se rencontre qu'on s'est trompé de route et on décide donc d'aller rechercher la N630 que l'on va poursuivre jusqu'au bout du voyage. Sur la N630 il fait très chaud et le paysage est moins sympathique. Vers 15h la chaleur nous arrête dans un camping minable et loin du village qui pourtant avait l'air joli. Journée donc mitigée surout qu'en plus nous avons perdu nos topos avec camping, que le salchichon est tout gras, que le village est derrière une montée que Martine ne se voit pas reprendre après avec cette chaleur. Marc monte au village faire quelques courses et nous mangeons notre soupe assis parterre.

Des journées comme celle là, il y en a toujours une par vacances. Ouf ça c'est fait !

Dimanche 19 septembre

De Monesterio à Castil Blance de la Plata, 75km, 1730 m de dénivelé

Déaprt à 6h 40, de nuit, avec les frontales. Matinée de montées et descentes, petites routes ressemblant au Haut du Var, routes étroites, murets en pierre, routes qui suit les cimes, descente comme des slaloms de ski (description dixit Marc bien sûr). Nous sommes passés par le village de Santa Olalla, qui fait partie des villages blancs de la région. Très mignon.

Rencontre d'un cycliste qui nous dit qu'il ne reste plus qu'une belle montée et une grande descente avant d'arrive à Séville. En fait nous avons eu une descente mais plusieurs montées ce que démontre les 1730 m de dénivelé du jour. Arrivés à Castil Blanco, la chaleur est importante, une pharmacie nous annonce 51 degrés. On essaie la pension du bled, mais le prix nous arrête, et on nous affirme qu'il n'y a rien d'autres de moins cher. Du coup on se met à l'ombre, on mange, on boit un coup et, grâce au wifi on réalise qu'il y a un hôtel au bout du village. Très très bel hôtel, bien moins cher et très sympa. Avons pris la tisane du soir sur notre petite terrasse privative.

Lundi 20 septembre

De Castil Blanco de la Plata à Los Dos Hermanos, 52km, 400m de dénivelé

Départ 7h pour cette ultime étape de notre voyage, départ à la frontale, puis lever de soleil sur les champs de coton bordant Séville. 8H30 arrivée à Séville petit déj puis redépart pour le seul camping de Séville qui se trouve de l'autre côté de la ville à Los dos Hermanosà 20km. Nous allons mettre plus de 2 heures pour atteindre le camping. Nous avons traversé tout Séville, mais QUE SUR DES PISTES CYCLABLES !! Incroyable.

Cette magnifique épopée sur des pistes cyclables traversant toute la ville, nous ravit et, nous rend tristes. Dire que à Genève, ville si riche on est incapable d'une telle audace et qu'en France, pays du Tour de France, on soit encore si débutant en voies cyclables Dans nos deux pays on est incapable de créer de telles pistes : en site propre, avec des trottoirs ou petites barrières de séparation, une partie clairement réservée pour les piétons et surtout sans discontinuer sur des kilomètres. La ville se traverse réellement de part en part sur les voies cyclables.

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Date de création : 29/11/2016 • 21:23


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